La leucosélophobie ou page blanche

La langue française est riche d’une quantité de mots savants que nous avons le loisir – et sans doute le plaisir – d’ignorer, sans que le ciel ne nous tombe sur la tête. Hasardons-nous pourtant à en découvrir un dont le suffixe nous entraîne sur le terrain de la pathologie. Comme chacun le sait, la lettre s placée entre deux voyelles se prononce “ze”, mais nous avons affaire ici à une exception et prononcerons leucocélophobie, ou syndrome de la page blanche.

Le syndrome de la page blanche
Le syndrome de la page blanche

Qu’est-ce donc ?

Bien qu’il en soit un parent (extrêmement) éloigné au même titre que son germain le journaliste, le Community-Manager fait partie de la famille des écrivains, notamment lorsque survient le douloureux moment de rédiger un article. A l’instar de ses cousins, il peut être (l’innocente ?) victime du syndrome de la page blanche. Ce phénomène bien connu sur le plan littéraire l’est beaucoup moins dans le domaine médical où il est pourtant affublé d’un substantif féminin : la leucosélophobie. En tant que phobie, il s’agit d’une peur irrationnelle confinant à l’angoisse consciente d’une circonstance ou d’une chose. Par conséquent, la victime tente d’éviter, par tous les moyens, la situation ou l’objet redouté.

Les causes de la page blanche

En l’espèce, l’objet redouté est une page blanche, le plus souvent au format A4, matérialisée par une feuille de papier ou dématérialisée par votre logiciel de traitement de texte préféré. Mais ce n’est pas tant l’objet lui-même qui déclenche les maux que le fait qu’il reste vide de mots. Pourquoi votre imagination d’ordinaire si fertile a-t-elle donc décidé de vous laisser tomber ? Jetons un voile pudique sur la possibilité de n’avoir tout simplement rien à dire, pour nous concentrer sur deux causes. En premier lieu, la volonté irrépressible de produire une œuvre parfaite, autrement dit le perfectionnisme, peut conduire l’auteur à rejeter toutes les idées qui lui viennent au prétexte qu’elles lui paraissent systématiquement mauvaises. En second lieu, le début était prometteur mais l’intrigue est devenue si complexe que l’auteur lui-même se trouve dans l’impossibilité de s’y retrouver et plus encore de s’en sortir. Comble du syndrome, le plus pathétique serait sans doute de voir un perfectionniste s’embarquer dans une histoire inextricable.

Les effets de la page blanche

Le scenario qui suit est hypothétique. Imaginez que l’on réclame à un Community-Manager la rédaction d’un article, non parce qu’un sujet mérite d’être traité, mais parce qu’il faut maintenir envers et contre tout le rythme de la publication. Une pure fiction donc. Alors que le choix du sujet le laisse déjà sec ou pour le moins dubitatif, le CM est susceptible, au moment du développement, de glisser sournoisement dans un grand désarroi. Point de sujets, pas plus de verbes et encore moins de compléments, rien n’y fait, la source est bel et bien tarie. Accablé par la vacuité de son support, les pieds au bord du vide de sa feuille désertée, le CM déconfit n’est plus que l’ombre de son stylo projetée par la lumière blafarde de sa créativité en décomposition. Et pourtant, le plus dur reste à venir. Imaginez maintenant que les symptômes persistent ! Je vous entends déjà penser au chômage et à la dépression.

Le remède à la page blanche

Mais non, n’imaginez pas le pire, Internet n’est pas ingrat avec sa progéniture. Il vous propose de piocher allégrement dans les banques d’articles libres de droits telles que http://www.contenulibre.com ou http://secrets-de-comment.com. De très loin préférable au plagia dont je rappelle qu’il est condamnable, cette option reste néanmoins à consommer avec modération. Le mieux est sans doute de vous former http://www.brive-community-manager.fr/

Vincent

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